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A fleur de coton

 

Le coton va mal. Depuis 2001, les cours mondiaux ne cessent de chuter.

 

En 2004, l’OMC condamne les aides aux cotonniers américains, mais en 2005, les Etats-Unis battent tous les records de récolte grâce à une culture intensive en force, laissant les producteurs du Sud dans une situation alarmante, comme l’Afrique (3ème producteur mondial, après les EU et la Chine) : ses concurrents affichent des coûts de production bien supérieurs mais inondent le marché mondial grâce à de très importantes aides gouvernementales.

Ainsi, la situation des cultivateurs africains est critique et leur survie est menacée.

 

Même leurs coûts de production deviennent supérieurs à ceux du Brésil qui développe à toute vitesse sa capacité de production cotonnière.

Il est impossible pour ces paysans d’Afrique, dans ce contexte, d’assurer une qualité de production sans les formations nécessaires ou d’assurer la qualité des semences. Les rendements baissent, les coûts de production augmentent : c’est l’engrenage, la dépendance accrue vis à vis des multinationales.

 

Ainsi le marché mondial en est touché, les prix chutent, l’offre ne cesse de croître, la demande s’essouffle...

 

 

Le coton va mal. Depuis 2001, les cours mondiaux ne cessent de chuter. L’offre ne cesse de croître, la demande s’essouffle...

 

 

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A fleur de coton

 

Le coton ‘bio’ se pose comme une alternative économiquement viable à ces problèmes. Cultivé sans aucun apport d’engrais chimiques et sans pesticides, ce coton renoue avec un certain savoir-faire du passé et les méthodes de culture traditionnelle.

 

La pollution des eaux souterraines est réduite. Les agriculteurs préservent leur santé, évitent de s’endetter du fait de leurs achats croissants d’entrants, ne dépendent plus des grandes multinationales, avec l’assurance de recevoir un salaire décent.

Les volumes commercialisés augmentent de plus en plus et désormais de grands groupes textiles produisent des articles en coton bio. Mais le nombre des intervenants ne permettent pas toujours de savoir d'ou viennent leurs produits et les traitements subis.

Pour améliorer le rendement du tissage d’un fil coton, on utilise des huiles d’encollage qu’il faut retirer avant de teindre à grands renforts d’émulsifiants et de dispersants chimiques et polluants, autant de produits à traiter dans les stations d’épuration.

Sans parler des métaux lourds, même réduits et des résines chimiques de finitions ajoutées pour rendre la matière infroissable. Travailler en amont une matière écologique oui, mais il faudrait encore qu’ elle subisse par la suite des traitements de faveur et que les donneurs d’ordre et organismes certificateurs se préoccupent de la cohérence d’un principe établi à l’ensemble d’une filière.

Le coton va mal. Depuis 2001, les cours mondiaux ne cessent de chuter. L’offre ne cesse de croître, la demande s’essouffle...

 

 

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A fleur de coton

 

Le coton OGM ? La solution ...


Il est partout, en Inde, en Chine et aux US, (21 % déjà des surfaces mondiales de coton). Présenté par les grosses firmes comme rendant la plante plus résistante aux insectes et plus prolifique, le coton OGM inonde les marchés. Car, la première année, cette plante se défend mieux contre les agresseurs.

 

Mais cette modification même entraîne des besoins accrus en eau et en engrais. On devine la suite : sols qui s’épuisent plus vite, insectes qui se transforment, résistent. Les agriculteurs doivent donc les années suivantes, s’endetter d’autant pour augmenter leur dose d’engrais, de pesticides. Pour arranger le tout, pas question d’utiliser les semences d’une année passée. Sous contrat, les agriculteurs sont obligés de racheter à la firme de nouvelles graines après avoir réglé leur cotisation annuelle du droit au brevet.

 

Par ailleurs 70 % du plant est utilisé pour le fourrage des animaux ou la fabrication de l’huile alimentaire. Or, aucune expérience valable n’a encore démontré à ce jour l’innocuité des OGM.

 

De plus, le vent emporte ces derniers qui s’hybrident avec d’autres variétés, sans que l’on ait la possibilité de contrôler le phénomène. Dépendance économique, destruction de l’environnement, ingestion risquée, contamination, la culture des cotons modifiés génétiquement a des conséquences négatives que les gouvernements, comités et industriels refusent d’accepter.

Le coton va mal. Depuis 2001, les cours mondiaux ne cessent de chuter. L’offre ne cesse de croître, la demande s’essouffle...

 

 

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A fleur de coton

 

Signe des temps, le commerce équitable a le vent en poupe.

 

Nous, consommateurs, nous soucions donc de la façon dont sont fabriqués nos produits achetés, voulons en savoir plus sur les conditions de travail, ce qui a poussé les détaillants puis les fabricants à élargir leur offre équitable.

Mais, le commerce équitable en lui-même peut avoir ses contrefaçons qui pourraient finir par compromettre l’élan collectif d’un changement de consommation.

Nombre d’entreprises vont brandir l’étiquette de l’éthique, armées de bonnes intentions, mais elles sont désireuses souvent de profiter de cette image valorisante, et ne respectent pas des engagements sur toute la ligne.

 

Beaucoup d’exemples de manipulation dans l’information existent : il est si facile de profiter du mouvement et d’occulter d’autres approvisionnements ou de taire les transformations subies avant de commercialiser ces produits.

Par exemple, une grande marque de commerce équitable s’est engagée à ne pas travailler avec les OGM, mais s’associe pourtant avec un holding agro-industriel qui en fait la promotion...

 

Le coton équitable doit démontrer qu’il est capable d’être produit et transformé sans moyens chimiques, sans dépendance économique, sans surexploitation de ‘ressources naturelles’, sous peine de devenir un allié des grandes multinationales qui profiteront de la situation, et de décevoir ceux qui désirent une certaine forme de transparence.

Le coton va mal. Depuis 2001, les cours mondiaux ne cessent de chuter. L’offre ne cesse de croître, la demande s’essouffle...

 

 

 
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